Les hameaux de Puy Saint Vincent sont parsemés d’éléments patrimoniaux civils et religieux. Certains bâtiments se visitent (chapelles, fours, …), d’autres portent encore des traces de leur évolution (une roue de moulin, une poulie au balcon, …): ouvrez l’œil ! Il suffit de prendre le temps de flâner dans le village pour découvrir au coin d’une fontaine ou d’un muret un témoignage de la vie d’autrefois.
Edifiée sur un promontoire rocheux dominant toute la vallée, il s’agit d’une des plus anciennes chapelles de la Vallouise.
Jusqu’au XVème siècle, cette chapelle fut sans doute l’unique église du village auquel elle donna son premier nom, Puy-Saint-Romain.
Très remaniée au cours des siècles, la Chapelle Saint-Romain fut restaurée en 1977/1978 et réhabilitée en Musée de la vie agricole d’autrefois et lieu d’expositions temporaires.
Dédiée à Saint-Vincent, cette petite chapelle de pèlerinage fut élevée après la venue de Vincent Ferrier (un missionnaire dominicain venu en Vallouise vers 1399/1403 afin de prêcher la bonne parole aux nombreux Vaudois, considérés alors comme des hérétiques par l’Eglise catholique).
Le décor intérieur remarquablement conservé est constitué de fresques datant du XVème siècle, dégagées et restaurées en 1978/1979.
Située sur un tertre rocheux dominant la vallée de la Vallouise, elle abrita la Confrérie des Pénitents noirs des Prés, qui y siégeait à la tribune.
En 2000, la découverte de peintures murales de la fin du XVIIème siècle ayant servi de décor intérieur entraîna leur complète restauration.
A l’extérieur, deux cadrans solaires datés de 1718 ont également été restaurés : ceux-ci comptent parmi les plus anciens des Hautes-Alpes.
Située à l’entrée du hameau des Prés et surplombant l’ancienne unique route d’accès à Puy Saint Vincent, la Chapelle Saint-Roch fut édifiée vers 1630, à l’époque d’une effroyable épidémie de peste qui ravageait les Hautes-Alpes.
Placée sous le vocable du patron des Pestiférés, elle était censée protéger le village des maladies contagieuses importées par les marchands et soldats venant de l’extérieur.
A l’abandon depuis les années 1960, cette minuscule église (15 m²) est réhabilitée depuis 1998 en une exposition ayant pour thème « La Peste et les Pénitents ».
Au cœur du vieux Puy Saint Vincent, l’Eglise Sainte-Marthe dresse fièrement son clocher au-dessus des bâtisses qui l’entourent.
C’est l’Eglise la plus récente du village comme le prouve la date de 1817 inscrite au sommet de la façade d’entrée.
A l’intérieur, des bannières, lanternes et autres bâtons de processions indiquent la présence d’une Confrérie de Pénitents blancs, en activité jusqu’à l’entre-deux guerres.